Tunis 17-21 mars 2017

Vers de nouveaux lieux de partage

La manifestation « Premiers Gestes » se tient pour la deuxième fois à Tunis. L’année passée, elle n’a pu avoir lieu que grâce au soutien des amis partenaires (Arts distribution et Nachaz) et à l’adhésion sans réserve et sans contrepartie des cinéastes. Cette année, nous avons, en plus de cela, obtenu l’appréciable soutien de AFAC, de l’IFT et de Hakka distribtion. L’esprit demeure cependant le même : accompagner des cinéastes rares, choisis pour leur singulière implication dans l’exploration de nouveaux territoires ; les réunir, une semaine durant, dans un espace commun pour (mieux) se connaître ; aller, en leur compagnie, vers d’autres publics pour de nouveaux rapports ; offrir, avec leur aide,  à d’autres jeunes l’opportunité de s’exercer à la création cinématographique et enfin réfléchir ensemble, à l’occasion, à une question qui nous préoccupe (le territoire, en l’occurrence). Projections, débats, ateliers, table ronde donc. L’esprit c’est aussi et surtout de ne pas s’arrêter là, mais d’inscrire cette action dans une dynamique itinérante qui nous mènera de Tunis à Beyrouth, de Beyrouth à Alexandrie, d’Alexandrie à Ouarzazate, de Ouarzazate à Alger. Le tout dans la perspective, humble et ferme, de participer à dessiner de nouveaux lieux de partage.

Tahar Chikhaoui

 

 

Vendredi 17 mars à 9h

Auditorium de l’Institut Français de Tunisie

Beznes as usual (Alex Pitstra, 93 min, Pays Bas, 2016)

Doc. Histoire d’un retour au pays du père. Né d’un mère néerlandaise et d’un père qu’il n’a pas vu depuis l’enfance, Alex Pitstra met en scène ses retours, ses conversations avec son père et sa mère pour tenter de comprendre ce qui s’est tramé dans son histoire…

 

Vendredi 17 mars à 15h

Le Rio

Sortir au jour (Hala Lotfy, 96 min, Egypte, 2012)

Fiction. 24 heures de la vie de deux femmes, Souad et sa mère, dont la principale préoccupation consiste à prendre soin du père de Souad, devenu infirme. Les relations entre les membres de la famille se révèlent à travers la mise en scène de gestes quotidiens.

 

Vendredi 17 mars à 19h (ouverture)

CinéMadart

The last of us (Ala Eddine Slim, 94 min, Tunisie, 2016)

Fiction. N. un jeune subsaharien traverse le désert. Après des mésaventures, il tente une traversée solitaire et finit par découvrir des espaces infinis et difficiles à situer…

 

Samedi 18 mars à 15h

Le Rio

CM 1 (Fatima, Burûq, On est bien comme ça, Nirin)

Fatima (Nina Khada, 18 min, Allemagne/France, 2015)

Doc. Ce film est un recueil de voix et d’icônes. Ma voix raconte l’exil de ma grand-mère d’Algérie jusqu’en France. Je raconte ses combats pour son pays, ses enfants. Retour au présent : quel est l’héritage de ma grand-mère ?

Burûq (Camille Degeye, 10 min, France, 2016)

Fiction. Une nuit, alors que l’orage gronde, un jeune homme rêve de son amour perdu.

On est bien comme ça (Mehdi Barsaoui, 19 min, 2016, Tunisie)

Fiction. Baba Azizi est un vieil homme trimballé de maison en maison entre ses différents enfants. Il se retrouve chez sa fille pour quelques jours. Un énième calvaire en perspective… sauf que les choses ne se passent pas comme il s’imagine.

Nirin (Josua Hotz, 15 min, Madagascar/Suisse, 2015)

Fiction. Nirin a 6 ans et c’est la première fois qu’il sort de son petit village à Madagascar. Accompagné de sa maman et de ses petits frères, il va faire le tour du pays en taxi-brousse. Mais tout ne se passe pas comme il l’imagine.

 

Samedi 18 mars à 19h

CinéMadart

Samir dans la poussière (Mohamed Ouzine, 61 min, France/Algérie, 2015)

Doc. Aspirations et angoisses d’un jeune contrebandier algérien qui transporte à dos de mules du carburant. En creux se dessine le rapport ambigu de son oncle, le réalisateur, avec le territoire.

 

Dimanche 19 mars à 15h

Le Rio

Atlal (Djamel Kerkar, 111 min, Algérie/France, 2016)

Doc. Atlal : une discipline poétique qui consiste à se tenir face aux ruines et à faire surgir ses souvenirs. Entre 1991 et 2002, l’Algérie en proie au terrorisme a connu la perte de 200000 vies.

 

Dimanche 19 mars à 19h

CinéMadart

La nuit et l’enfant (David Yon, 60 min, France, 2015)

Expérimental. Un homme accompagné d’un enfant marche dans les hautes steppes de l’Atlas algérien et raconte son histoire près de ruines empreintes d’une violence ancienne.

 

Lundi 20 mars à 15h

Le Rio

The little eagles (Mohamed Rashed, 77 min, Egypte/Liban, 2016)

Doc. Mohamed vit avec son père dans la ville d’Alexandrie, il rêve de partir au Caire pour faire du cinéma. Sa relation avec son père s’avère tellement tiède après la mort de la mère et le mariage de ses sœurs que le départ au Caire ne pose aucun problème de conscience pour le jeune homme. Une fois au Caire, il fait connaissance avec Selma et Bassem en qui il trouve ce qui lui a manqué. Ils sont tous les deux enfants de militants de gauche. C’est à ce moment-là que Mohamed commence à fouiller dans la vie de son père en la comparant à celle des pères de ses amis.

 

Lundi 20 mars à 19h

CinéMadart

Vers la tendresse (Alice Diop, 39 min, France, 2015)

Doc. Exploration intime du territoire masculin d’une cité de banlieue. Suivre l’errance d’une bande de jeunes de banlieue revient à arpenter un univers où les corps féminins deviennent des silhouettes fantomatiques.

F430 (Yassine Qnia, 22 min, France, 2015)

Fiction. Ladhi a de l’argent et veut que ça se sache. Pour ça, il loue une Ferrari et roule dans les rues de son quartier. Il roule, roule, roule encore pour qu’on le voie.

Foyer (Ismaïl Bahri, 32 min, France/Tunisie, 2016)

Expérimental. A première vue, Foyer semble être une projection sans film où seul est donné à voir un écran blanc. Des voix accompagnent ce blanc…

 

Mardi 21 mars à 17h

Le Rio (Clôture)

 Films d’ateliers

Bezness as usual (Alex Pitstra, 93 min, Pays Bas, 2016)

Doc. Histoire d’un retour au pays du père. Né d’un mère néerlandaise et d’un père qu’il n’a pas vu depuis l’enfance, Alex Pitstra met en scène ses retours, ses conversations avec son père et sa mère pour tenter de comprendre ce qui s’est tramé dans son histoire…

 

Mardi 21 mars à 10h

Auditorium de l’Institut français de Tunisie

Table ronde : « La question du territoire au cinéma. Désordre des limites »

 

Atelier de réalisation du 17 au 21 mars

Au local de l’association Nachaz. Animateurs : les cinéastes Nina Khada et David Yon.

Atelier de critique du 17 au 21 mars

Au local de l’association du festival du printemps des arts. Animateurs : Hajer Bouden, Tahar Chikhaoui, Saad Chakali et Ali Hussein Al-adawi.

 

Le dépliant en français et en arabe ici

Affiche ici